Le CFIA au cœur de l’agro – Témoignage de Jean-François Daucourt (Les Pâtissiers de Touraine)

Actualité

29 sept. 2020 à 10:14

Selon certaines études et baromètres, les TPE/PME ont été les plus touchées par la pandémie de Covid-19. Alors que le CFIA Rennes (29, 30 septembre, 1er octobre ) accompagnera les petites et moyennes entreprises avec l’Espace Thématique du « Jeudi des PME« , et bien plus encore, myCfia.com a décidé de donner la parole au Directeur Général de l’une d’entre elles. Jean-François Daucourt, de la société Les Pâtissiers de Touraine, a répondu à nos questions et expliqué ses enjeux et attentes actuels.

 

Parlez-nous de votre activité durant le confinement et durant cette période de crise sanitaire ?

En tant qu’acteur de l’agroalimentaire, nous avons continué à travailler, notre site de production n’a jamais fermé. Nous produisons des « produits plaisirs », et non des produits de première nécessité, et ces derniers ont souffert. On a connu une baisse d’activité de 20 à 30%.

Pour se protéger, nous avons mis en place un système de chômage partiel dès mars, avec 4 jours travaillés au lieu de 5. Au sein de notre entreprise, notre première préoccupation a été d’assurer la protection de nos collaborateurs en installant un protocole sanitaire – prises de température à l’entrée, port du masque obligatoire – même si, là aussi, en tant qu’acteur de l’agroalimentaire, certaines mesures étaient déjà ancrées dans nos habitudes.

D’après les premiers chiffres, les TPE/PME ont été les plus touchées durant cette période inédite…

Je partage cet avis. L’ANIA a d’ailleurs établi un rapport instructif à ce sujet. Les TPE/PME ont été plus touchées que les grandes entreprises.

Comment l’expliquer ?

Les TPE/PME ont souvent des marques moins connues, moins essentielles, qui sont moins également présentes dans l’esprit des consommateurs. Après, cela peut également s’expliquer par la catégorie de produits : chez Les Pâtissiers de Touraine, nous fabriquons des Gâteaux fromagers. Des produits « plaisirs », et non de première nécessité. Or pendant le confinement, les consommateurs ont préféré cuisiner par eux-mêmes.

Quels étaient vos objectifs de développement au moment du confinement ? Et ces derniers ont-ils changé depuis ?

Notre objectif était l’innovation-rénovation de notre gamme de produits et la découverte de nouveaux marchés. Du fait de cette période, tout a été gelé et nous avons pris un retard de six à douze mois. Je fondais notamment beaucoup d’espoirs sur le salon M.A.D.E., prévu au mois de mars et reporté au mois de septembre (8-9 sept.). Je m’y rendrai quand même avec l’espoir de développer notre gamme.

Tous ces projets restent néanmoins d’actualité, ils ont juste été décalés en raison du contexte actuel.

Un mot sur le CFIA… En quoi selon vous peut-il aider les TPE/PME, et plus globalement le secteur agroalimentaire ?

Le CFIA permet de découvrir le matériel et les nouvelles technologies. Il y a aussi l’enjeu de l’emballage, pour lequel il n’est pas toujours facile de trouver une solution durable. L’emballage doit et va évoluer : celui que nous connaîtrons dans 10 ans ne sera évidemment pas celui que nous connaissons aujourd’hui. Des solutions vont être trouvées à l’avenir, et le CFIA peut y contribuer.

Le CFIA Rennes permet également de rencontrer un large panel de fournisseurs. L’animation du « Jeudi des PME » m’intéresse car elle me permettra d’échanger avec des dirigeants d’entreprises de taille comparable à la mienne.

L’emballage est en effet au centre des attentes, notamment de la part des consommateurs…

Tout à fait, et certaines solutions commencent déjà à être mises en place. Il existe par exemple des emballages compostables, mais est-ce que le consommateur est prêt à mettre son film alimentaire dans le compost avec ses épluchures de légumes ? La perception qu’il peut se faire est primordial. Mais oui, l’emballage doit être au cœur de nos préoccupations.

Pour résumer, à l’instant T, quelle est votre problématique ? 

Ma problématique actuelle est simple : comment réussir cette relance nécessaire et retrouver une activité complète, et non plus partielle…

Votre activité a connu une baisse durant le confinement. Est-elle repartie à la hausse depuis le déconfinement ?

C’est en train de repartir oui, les indicateurs sont bons. Il y a un vrai renouveau et une vraie volonté des consommateurs français. C’est mieux que ce que je pouvais imaginer…

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