1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées chaque année, ce qui représente un tiers de la production mondiale. 270 000 de tonnes de nourriture sont gaspillées pendant la seule période de Noël au Royaume-Uni. La crise du Covid-19 a prouvé que tous nos systèmes alimentaires ont sérieusement besoin d'être secoués.


La liste continue. D’ici 2050, la Banque mondiale prévoit qu’il y aura 9,7 milliards de personnes à nourrir sur Terre. Cela nécessitera une augmentation de 70 % de la production agricole. Mais il faudra également tenir compte du réchauffement climatique, avec 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre provenant de nos systèmes alimentaires. La collaboration entre les entreprises et les startups n’est pas un phénomène nouveau, même si elle n’est pas aisée et naturelle.

Cependant, le besoin pressant de passer à une économie à faibles émissions carbone, pour lutter contre changement climatique, incite les entreprises et les startups à s’associer. Si la technologie ne peut à elle seule résoudre le problème du gaspillage alimentaire et des pratiques agricoles ou agroalimentaire non durables, elle a néanmoins un rôle important à jouer. Cela fait plusieurs années que les entreprises ont amélioré leurs performances – notamment en mettant en place des programmes spécifiques, des contrats commerciaux, des partenariats, des acquisitions, etc pour apprendre de ces jeunes pousses. Ces dernières seront des vecteurs de changement, offrant aux entreprises un avantage concurrentiel pour s’adapter et être à la pointe du monde de demain.

Par exemple, le groupe coopératif français InVivo a lancé InVivo Food &Tech et InViVo Quest en 2017. L’objectif ? Identifier les startup pionnières dans ce secteur et construire un écosystème d’innovation international pour soutenir la transformation de l’industrie agri/food. Depuis 2016, Walmart travaille avec IBM pour améliorer la transparence de ses chaînes d’approvisionnement. Le Groupe Soufflet et Mondelez ont fait équipe avec la startup française Connecting Food pour suivre la fillière blé et mettre en évidence d’origine française de leurs produits. Dans son plan de transformation Carrefour 2022, le groupe Carrefour a indiqué qu’il fallait investir davantage dans le numérique et utiliser la technologie blockchain pour garantir aux consommateurs une transparence totale.

L’approche « Local First » a également gagné en importance tout au long de la pandémie. Le groupe Carrefour s’est associé à la startup française Mirakl pour lancer un marché de l’alimentation et des boissons qui encourage l’achat local. La startup Too Good To Go a travaillé en étroite collaboration avec des entreprises pour relever les défis du gaspillage alimentaire, notamment en France avec un pacte sur les dates de consommation. L‘ambition du pacte est de clarifier les étiquettes « à consommer de préférence avant », et « à consommer jusqu‘au », aujourd’hui responsable de 10% du gaspillage alimentaire en Europe. Signé par plus de 50 acteurs du secteur alimentaire, dont Nestlé, Danone, Intermarché et Carrefour, il est clair qu’une dynamique se met en place et qu’un avenir durable est possible. Mais comment y sommes-nous parvenus ?

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Par Maddyness